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Temps de lecture : 7 minutes

Le travail moderne a fait des Risques PsychoSociaux (RPS) une problématique en constante augmentation dans les entreprises. Aujourd’hui le stress est devenu le premier risque pour la santé des travailleurs.

Pour l’employeur, prévenir les RPS est une obligation légale au regard des conséquences importantes qu’ils entraînent sur la santé mentale et physique des individus. C’est également un fardeau économique et de performance majeur pour l’entreprise.

Dans ce contexte et au regard de la multiplicité des sources de stress et du caractère subjectif et parfois invisible de ce phénomène, les entreprises ont besoin de lignes directives pour construire une démarche d’évaluation et de prévention contre les RPS

La gestion du stress est une démarche qui s’inscrit dans le temps et repose sur plusieurs niveaux de réflexion :

  • Comprendre ce qu’est le stress et réfléchir sur  les méthodes de travail ou de management qui peuvent l’induire dans les équipes
  • Former managers et collaborateurs à la gestion du stress
  • Faire régulièrement un diagnostic des risques psychosociaux (RPS) pour les évaluer et mettre en place les actions correctives s’il y a besoin.

Définition du stress

Le stress n’est pas une maladie mais la réponse (biologique et psychologique) qui survient chaque fois que l’individu doit s’adapter. Mal géré, il représente cependant un incontestable facteur de risque pour de nombreux troubles physiques et psychiques.

Comment le définir ?

“Mal du siècle”, “Fléau des temps modernes”, le stress fait aujourd’hui partie du langage courant. Le concept de stress est populaire car universel : il permet en un seul mot de décrire de nombreux phénomènes, traduisant nos difficultés d’adaptation au quotidien.

L’invention du mot, dans le sens de réponse de l’organisme aux facteurs d’agression, est due au médecin canadien Hans Selye. Le terme se popularise rapidement en médecine dans les années 60.L’emploi familier pour “s’inquiéter, se faire du souci, être tendu” se répand ensuite à partir de 1975.

Il recouvre plusieurs aspects :

· les sources de stress (ou stresseurs),
· les réactions aux événements stressants,
· les conséquences à long terme.

Le stress au travail

stress
Le stress

On considère que certains métiers y sont plus exposés que d’autres : professions de santé, enseignants, policiers, pompiers, conducteurs de bus.

De manière générale, deux variables doivent être prises en compte dans l’évaluation du stress professionnel : la charge de travail et la possibilité de contrôle de son activité. Une tache peut être stressante parce qu’elle comporte une charge de travail importante, surtout en temps limité : il existe ainsi dans tous les métiers des périodes de haut stress. Mais un travail peut aussi être stressant parce qu’il n’offre à l’individu qu’un faible sentiment de contrôle sur ce qui se passe : c’est ainsi que tous les métiers “subalternes” sont plus stressants subjectivement que les métiers hiérarchiquement plus élevés. Il est difficile de se soumettre à des ordres qu’on n’approuve pas toujours, de ne pas avoir le choix de ses horaires ou de ses méthodes de travail, de passer de la surcharge à la sous-charge de travail sans moyen de réguler, etc… Lorsque ces deux facteurs sont conjugués (forte charge de travail et faible contrôle) le stress est en général maximum.

Par contre, un sentiment de contrôle élevé joue un rôle relativement protecteur contre les conséquences défavorables du stress : le dirigeant ou le travailleur indépendant ont certes une charge de travail souvent importante, mais ils sont aussi relativement libres de leurs horaires, du choix de leurs collaborateurs, de l’organisation de leurs priorités, etc…

Le diagnostic :

»Dans le cadre de la rédaction du document unique, vous souhaitez évaluer les RPS. »La loi fait effectivement obligation à l’employeur d’évaluer l’ensemble des risques auxquels sont soumis les salariés de son entreprise : »ce qui inclut les RPS dont le stress »de préserver la santé physique et mentale des salariés. Le stress au travail est à prendre en compte au moment de l’évaluation des risques et si le risque existe de l’intégrer au document unique eu même titre que les autres risques. »Vous avez déjà engagé la démarche avec la DRH et informé le CHS-CT de la diffusion prochaine d’un questionnaire à l’ensemble des salariés.

Le coût économique

Selon une étude publiée par la Commission européenne en 2001, le coût du stress au travail est de 20 milliards d’euros par an pour les entreprises européennes.

La vie professionnelle nous soumet à une pression et à des difficultés toujours croissantes qui entraînent inévitablement une augmentation du stress. Des recherches scientifiques actuelles tendent à prouver que le stress aggrave et est même, dans de nombreux, cas à l’origine de certains maux : insomnie, tension artérielle, allergies, problèmes cardiaques, dépression, alcoolisme, etc.

Heureusement, un tabou est en train de tomber dans les entreprises : on découvre que vie professionnelle et vie privée ne font qu’une. On ne laisse plus sa vie personnelle au vestiaire et le stress tout comme l’anxiété et l’agressivité font partie de nos relations au quotidien.

La  prévention  du burn out au niveau  de  l’entreprise:

Chaque employeur   est  tenu   d’intégrer  dans  l’analyse  de   risques  générale  de l’entreprise,  des  mesures de prévention  du stress professionnel et du burn out et veiller à ce que les travailleurs ne soient pas victimes de burn-out.

Ils doivent effectuer des analyses de  risques, sensibiliser leur personnel,  former leurs managers et organiser un système d’alerte. Les salariés en situation de stress peuvent donc désormais demander plus facilement de l’aide.

Il  s’agit de  commencer  par  un  pré-diagnostic  en  recherchant  des  indicateurs  de stress, des données recueillies par le médecin du travail  (absentéisme, plaintes … ). Pour confirmer   la  présence   de   ce   syndrome,   des  questionnaires  et   des   entretiens individuels  peuvent   permettre   de  comprendre  les  impressions  des  salariés  pour évaluer les risques et l’ampleur du phénomène et initier une réflexion collective sur les causes possibles de l’épuisement.

•     Par exemple, un taux élevé  dabsentéisme ou de présentéisme peut représenter un indicateur de stress lié au fonctionnement de l’entreprise et à l’organisation du travail.  De même, en analysant les mouvements des salariés et la cause de leur départ, on peut avoir une information sur les éventuelles sources de stress provenant  des conditions ou de l’organisation du travail.

Les  3 types  de prévention du stress au travail  pour l’entreprise

•     La  prévention primaire consiste à réduire ou à éliminer les facteurs de stress professionnels en agissant sur l’organisation du travail, les styles de management, les conditions de travail. Par exemple, veiller au respect du temps de travail, respecter les valeurs de chacun, instaurer des pratiques managériales garantissant un équilibre entre autonomie et contrôle, clarifier les rôles de chacun, favoriser le tissage d’un réseau social à l’intérieur de l’entreprise, faire circuler l’information, donner des directives claires,

élaboration et communication des valeurs de l’entreprise, éviter la surcharge de travail, préciser les attentes et les mécanismes d’évaluation de la performance, favoriser un esprit de collégialité dans le processus de prise de décision, accorder des temps de repos et encourager la prise des vacances annuelles,  …

La  prévention secondaire:  c’est agir sur les facteurs  personnels et contextuels, faire en sorte d’aider les collaborateurs à mieux s’adapter à leur environnement de travail. Par exemple, informer et former les salariés pour mieux gérer leur stress,  parler ouvertement  du burn out et du stress professionnel, mettre en place des ateliers bien-être, tels que massage assis, crânien ( … des techniques corporelles qui favorisent le bien-être physique et mental), instaurer la sieste  (comme cela se pratique dans certains pays asiatiques), etc.

•      La  prévention tertiaire :       ce type d’action devient nécessaire lorsque la situation est déjà dégradée. Ce type d’action consiste à mettre en place une procédure d’accompagnement spécifique pour les collaborateurs aux prises avec un problème de santé au travail et favoriser leur réinsertion professionnelle. Dans ce cas de figure, une cellule de soutien psychologique

en cas d’incident critique  (agression, violence, suicide,  … )   ou de mal-être important sera par exemple nécessaire

La santé émotionnelle

Nous sommes à la recherche d’un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle qui est désormais un paramètre essentiel dans le choix des salariés de l’entreprise.

Il est temps de développer intelligence et santé émotionnelle dans nos organisations et apprendre à nos managers que « coopération » vaut mieux que « compétition ».

Les causes de tension et mal-être sont multiples : lié à l’environnement professionnel (enjeux, contraintes, conflits relationnels), à l’environnement familial (équilibre personnel/ professionnel, argent, adolescents, parents âgés etc.) à des événements au-delà de notre contrôle (circulation, violence, criminalité). Un grand nombre d’études montrent que le stress pathogène est lié à la concomitance entre une forte pression externe et un faible sentiment de contrôle de la situation.

En l’absence de techniques de gestion du stress, stress, anxiété et dépression peuvent générer des réponses comportementales inadaptées (surconsommation d’alcool, tabac, médicaments, démotivation, réduction de la capacité de concentration, altération de la mémoire, troubles somatiques, burn out, agressivité, violences, – etc.). Ces modes de gestion du stress ont un impact négatif potentiellement considérable sur la performance professionnelle.

En dehors de la nécessaire mise en conformité réglementaire, vous pouvez faire d’une démarche collective de prévention des risques psychosociaux un levier de performance de votre société, tout en préservant bien-être de vos salariés et compétitivité.

Les Evaluer et les prendre en compte dans le document unique

Je vous propose un accompagnement sur mesure depuis le diagnostic des Risques Psychosociaux, qui vous permet de faire le point, d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de prévention ou de correction durable pour votre entreprise.

Mon analyse:

Ne travaillant pas dans l’entreprise, de ce fait mon analyse est nécessaire, pour mener à bien un diagnostic approfondi du stress dans l’entreprise car piloter cette étape requiert au-delà de compétences particulières, une garantie d’impartialité. » Je ne me se substitue pas aux ressources internes et je m’appuis appuyer sur la Direction des Ressources humaines et le CHS-CT pour ce qui concerne : Le pré-diagnostic le choix de la communication et la planification de celle-ci

Ma démarche:

Mes tarifs:

Déroulement, cadre et tarif :

  • Une première rencontre avec vous nous permet de recueillir votre demande et vos besoins, établir le cadre de l’accompagnement et de vous fournir un devis.
  • Dans la mise en œuvre de votre diagnostic et de la restitution, nous restons à tout moment attentifs à d’éventuels demandes supplémentaires ou d’ajustements nécessaires.

A savoir: important:

Les entreprises de moins de 50 salariés peuvent solliciter une AFS (Aide Financière Simplifiée) pour obtenir une aide à la prévention des risques psychosociaux.

Les CARSAT peuvent accompagner financièrement les entreprises qui s’engagent dans une démarche de prévention des risques professionnels. Par ailleurs, la Carsat peut être amenée, dans certains cas, à appliquer des ristournes ou des cotisations supplémentaires sur le taux de cotisation AT/MP.

En savoir plus

Formation:

Une formation sur la gestion du stress est mis en place

Originally posted 2021-02-08 19:14:39.

Corine Cliquet

Corine Cliquet

Coach professionnelle, formatrice en ETP, gestion du stress, coach en relaxation immersive. Je propose mes service aussi bien aux patients, particuliers, entreprises