Skip to main content
Temps de lecture : 6 minutes

Dans le monde  sauvage et animal, le stress est, à l’origine, un mécanisme de défense et  de  survie.  C’est  tout  d’abord  un signal  d’alarme  qui  déclenche  des  réactions physiologiques pour faire face au danger. Voici quelques explications sur le stress

Le stress:

Le stress
Le stress

Définition du stress:

Même  si  aujourd’hui, nous ne luttons plus nécessairement pour notre survie physique, lorsque la  partie  archaïque de  notre  cerveau   détecte  une situation de  danger ou l’interprète comme  telle. elle enclenche le même  processus physiologique instinctif, appelé «la réaction dadaptation au stress »

Le concept de  « stress »  et  de  « syndrome général d’adaptation »  apparait lorsque Hans Selye, un des premiers chercheurs qui s’est intéressé au stress, le définit comme l’ensemble  des  moyens  physiologiques  et psychologiques  mis  en  œuvre  par une personne pour s’adapter à un événement donné.

Ce  syndrome  d’adaptation  au stress  est  une  réponse  dite  non spécifique  car,  quel que soit le stress qui la déclenche, ce sont des changements biochimiques identiques qui se produisent.

Aujourd’hui,   même   si    les   scientifiques   préfèrent   toujours   parler  de   «    réaction d’adaptation  au  stress»  (stress  signifie «contrainte»  en  anglais),  le  terme  «stress» désigne,  dans le  langage  courant,  non pas la  contrainte  mais  la(les)  réponse(s)  que celle-ci génère chez un individu, soumis à des contraintes environnementales.

Le stress, une adaptation nécessaire à la survie:

Avec la COVID, le stress est bien présent et beaucoup d’entre nous sont en mode survie

La  fonction   du  stress  est  de  préparer  l’individu  à  se  défendre   d’un  danger  réel, potentiel   ou    supposé,    tout    en    maintenant   l’homéostasie.   Le    maintien    de l’homéostasie est une  loi  biologique   universelle,  à  laquelle est soumis tout  système vivant.   Pour  survivre,  un  système,  tel  que   notre   corps,  doit   maintenir  un  état d’équilibre, c’est-à-dire garantir  la stabilité des paramètres  (tels que  la température corporelle, le taux de glucoses, etc.). C’est pourquoi, le stress, a de tous temps été un élément essentiel à la  (sur)vie

Le stress est inhérent à la vie et n’est donc  pas, à l’origine, un processus pathologique mais  un moyen  d’adaptation  indispensable  à la  survie  au milieu des  contraintes  de notre environnement. Il  serait donc  vain de chercher  à l’éliminer, apprenons plutôt à vivre avec

Les 2 hormones périphérique du stress:

Ladrénaline

L’adrénaline met notre corps dans un état général d’alerte qui va nous permettre de surmonter la situation. Elle déclenche la libération du sucre stocké dans le foie pour faciliter la réaction   musculaire,  l’accélération  du  rythme  cardiaque,  libération  des acides gras contenus dans les tissus graisseux pour fournir une énergie supplémentaire. Elle  oriente la circulation  sanguine vers les muscles  et  le cerveau  et  augmente la pression sanguine.

 Le cortisol

La glande  surrénale sécrète aussi des glucocorticoïdes, hormones qui provoquent une variété de réponses au stress.

Par exemple, elles mobilisent les réserves énergétiques vers la circulation sanguine, augmentent le  tonus  cardiovasculaire  et retardent les  fonctions  corporelles  qui  ne sont pas essentielles en période  de crise comme  la  prise  alimentaire,  la  croissance  et la reproduction.

Le  cortisol  a pour but de fournir au cerveau  un apport  en énergie  suffisant  pour faire face au stress.  Cette  hormone joue un rôle  déterminant dans  la  presque  totalité  des systèmes physiologiques, intervenant notamment dans la régulation de la tension artérielle,  de  la  fonction  cardiovasculaire,  du  métabolisme  des  glucides  et  de  la fonction  immunitaire.  Il     augmente  la  production  des  sucres  dans  le  foie   pour reconstituer les réserves et inhibe les réactions inflammatoires produites par le stress.

Alors que l’adrénaline est sécrétée rapidement,  dès le déclenchement d’une réponse au stress, le cortisol agit dans un second temps.

Les  glucocorticoides  régulent  aussi  la  prise  alimentaire  pendant   le  cycle   veille• sommeil.  En  effet,  la  concentration  de  cortisol  dans  le  sang  varie dans  la  journée, avec  un pic le  matin juste avant  le réveil.  Cette hormone joue alors le rôle d’un signal de réveil et participe à l’activation de notre appétit et de notre activité.

Les glandes surrénales qui sécrètent les glucocorticodes et l’adrénaline sont indispensables à notre survie et nous protègent  du stress.

La  noradrénaline et l’adrénaline sont donc  là pour  assurer une  action rapide.  Elles forment  une sorte  de «  troupe  d’intervention  urgente  ». Lorsque  ces  deux hormones sont déjà éliminées, le corps organise le « renfort » :   le cortisol.

Cela se passe environ 20 à 30 minutes après la sécrétion de l’adrénaline.

Le cortisol est un stimulant qui agit plus longtemps que l’adrénaline et a pour effets  :

•    L’élévation de la glycémie

•    L’inhibition du besoin de dormir

•    La diminution de la perception de la douleur

•    L’accélération du pouls

•     L’augmentation des performances du système cardiovasculaire et stimulation préventive des défenses immunitaires. Ce qui améliore la cicatrisation des plaies.

La libération de  cortisol n’est pas problématique si   le système hormonal, une fois la situation  de  stress  passée,  arrête  de  s’emballer  et retrouve  son  calme.  Mais  à long terme, la présence d’importantes quantités de cortisol dans le sang peut affaiblir le système  immunitaire  et augmenter  les risques  pour la  santé.  Il  est  donc  important  de ne pas laisser s’accumuler dans le corps  ces  hormones  du stress  (cortisol  et autres)  et de veiller régulièrement à les évacuer  (sport, détente, repos,  … ) .

3 phases physiologique du stress:

La  phase dalerte (ou dalarme)

Elle survient lorsque la personne est sous le choc  d’une émotion intense. Le psychisme procède à l’évaluation de la situation pendant que le corps mobilise ses ressources.  Il se tient prêt à agir, à se défendre, à résister ou à s’adapter.

Les  glandes  surrénales  se  mettent à  déverser  de  grandes  quantités  dadrénaline, hormone  dont  le délai d’action est de  quelques minutes et dont  la fonction est de préparer le corps à une action rapide.

Lors  de cette  phase,  le  système  sympathique  accélère les  mouvements respiratoires et cardiaques  afin de  permettre  une meilleure oxygénation  du cerveau.  Le  système parasympathique   inhibe   les   fonctions   digestives   pour   limiter   la   consommation d’énergie et privilégier les centres de décision.

Chaque   fois   que  notre  corps   entre  en  phase   d’alerte,   une  série   de  réactions biochimiques sont donc déclenchées, en quelques secondes :

•    Les 5 sens perçoivent qu’il y a un danger  (vue, ouïe, odorat,  toucher … )

•     Le cerveau  enregistre qu’il y a un danger et envoie des messages d’avertissement le long des nerfs

•    Les muscles se contractent pour préparer l’action

•     Le rythme cardiaque s’accélère pour acheminer  plus vite le sang vers les muscles

•    Les sens sont en éveil et augmentent encore leur perception

•     Le sang est ramené des extrémités vers l’intérieur du corps pour alimenter les muscles et les organes vitaux

•     La respiration devient profonde  et le rythme s’accélère pour oxygéner davantage les muscles et le cerveau

•     Le transit digestif s’arrête temporairement pour que le sang soit acheminé prioritairement vers les muscles et les organes vitaux (cerveau, cœur).

•     Le système immunitaire est en alerte pour faire face  à une éventuelle infection ou nécessité de coagulation rapide

•     Les endorphines sont libérées dans le sang pour bloquer l’éventuelle douleur liée à une blessure

La  phase de résistance

Cette  phase survient lorsque l’agent stressant perdure  dans le  temps. Cette  étape prolonge  la  première  phase,  les  états  de tension  perdurent,  le corps est alors adapté à la menace  et les mécanismes physiologiques la première  phase sont intensifiés et ladrénaline continue à être sécrétée.

L’organisme demeure  dans une phase de mobilisation de ses ressources entraînant la consommation des réserves énergétiques et une diminution de ses capacités de récupération. Par ailleurs,  les  glandes  surrénales  stimulent  la  synthèse  d’une  autre  hormone  :    le cortisol,  qui a  pour effet,  notamment de  faire chuter les défenses immunitaires.  En effet,  les  réponses  immunitaires  du  corps  sont  des  réactions  qui  consomment beaucoup d’énergie,  c’est  pourquoi  quand  le corps  est  en  train de  résister au  le stress, le système immunitaire se désactive partiellement

D’autres hormones,  les  glucocorticoïdes,  sont aussi sécrétées au cours de cette  phase de résistance permettant une augmentation de la glycémie nécessaire à l’organisme.

La  personne  résiste  au  prix d’une  tension  intense,  qui  s’accompagne  d’une  forte anxiété et souvent d’une tendance à la somatisation.

 La  phase d’épuisement

C’est la dernière étape. L’agent stressant perdure dans le temps. Les capacités d’adaptation de la personne sont dépassées. Les réserves du corps sont maintenant épuisées.

L’ensemble des processus vitaux est accéléré, l’organisme, sans cesse sollicité, ne peut se régénérer.  De nombreux  mécanismes sont irréversiblement perturbés ou  altérés, pouvant   entraîner  la  mort  du  sujet.  Dans  cette   phase,  l’organisme,  sollicité  en permanence par la situation de stress qui se prolonge, est complètement débordé et s’épuise

Des maladies apparaissent alors, d’abord fonctionnelles comme   une colite ou  des palpitations, puis organiques comme  les ulcères gastriques dus à la perturbation du système   sympathique   qui   provoque    une   hypersécrétion   d’acide   chlorhydrique gastrique,  les accidents cardiaques suite à  l’hypertension artérielle,  ou encore  une litanie d’affections causée par l’affaiblissement des défenses immunitaires.

Lorsque la phase d’épuisement est atteinte, il   est important que  l’organisme puisse entrer en phase de récupération,  c’est-à-dire qu’à ce stade,  il  est indispensable que la  personne  recharge  ses  batteries,  se  détende  pour  reconstruire  peu  à  peu  ses réserves,  avant   de  pouvoir  à  nouveau   faire  face  à  une  situation  stressante  (et redémarrer une phase d’alerte).

Corine Cliquet

Corine Cliquet

Coach professionnelle: particuliers & entreprises Coach spécialisée en gestion du stress Formatrice

Leave a Reply